Puisque la fumée monte, le meilleur endroit pour installer un détecteur est le plafond du couloir ou du palier qui dessert les chambres. Mieux vaut éviter la cuisine et la salle de bains sous peine de s’exposer à des déclenchements intempestifs et à un vieillissement prématuré du détecteur. Il est conseillé de poser le détecteur à plus d’un mètre de toute fenêtre, trappe, aération, climatiseur et source de chaleur (radiateur, etc.). Pour les grandes surfaces, il est recommandé de placer le détecteur à moins de 3 mètres des chambres afin d’être alerté rapidement si un incendie se déclare pendant la nuit.

D’ailleurs, si la loi n’impose qu’un détecteur par logement, il est cependant conseillé d’en installer plusieurs dans les grandes habitations, notamment celles qui comportent plusieurs étages (un par étage). Inversement, dans les petites surfaces, on l’aura compris, on les éloigne le plus possible des cuisine et salle de bains.

Dans le cas des grandes habitations, il existe des modèles dits « interconnectables » (aussi nommés détecteurs « radio » par certains revendeurs) qui peuvent constituer une solution sécurisante. Connectés entre eux par radiofréquence, si l’un d’eux se déclenche parce qu’il détecte un dégagement de fumée, il fait sonner également les autres.

Les détecteurs peuvent être collés grâce à un adhésif. Néanmoins, il est recommandé d’opter pour la solution, plus pérenne, des vis et des chevilles pour fixer l’appareil au plafond et de nettoyer régulièrement les grilles à l’aide d’un chiffon humide ou d’un aspirateur. La pose de détecteur est en effet facile à réaliser soi-même ; aussi ne cédez pas aux avances de démarcheurs peu scrupuleux qui prétendent qu’il faut signer un contrat de maintenance : c’est faux !